24 juin
23 oct
L’INPES publie un guide de l’allaitement maternel
Elle est là ! Toute chaude, toute belle… virtuelle mais déjà disponible !
La nouvelle brochure de l’INPES a été réalisée par des professionnels de la santé, des membres d’associations et d’institutions qui œuvrent pour la promotion et le soutien à l’allaitement maternel en France.
Des choix importants semblent avoir été fait : « exit », par exemple, la physiologie de l’allaitement au profit de thèmes moins souvent abordés tels que le don de lait au lactarium, le co-allaitement, la mycose du sein, la grève de tétée ou la reprise de l’allaitement !
La brochure est très « visuelle » et offre des réponses brèves, claires, même si, assez souvent, elle renvoie à un professionnel compétent en allaitement ou une association de soutien à l’allaitement (dont les adresses se trouvent en fin de livret).
Le « hic » dans ce cas, ce sont parfois de légères variations entre les données du livret et ceux disponibles sur les sites des associations mentionnées…
Pour exemple, la vitamine k qui doit être donnée « pendant toute la durée de l’allaitement exclusif au sein » mais dont le prise est plus mitigée sur le site lllfrance.org ou le « lait sorti du réfrigérateur qui doit être conservé dans l’heure qui suit »… version très différente de celle du « Petit mémo de conservation à l’intention de la personne qui garde le bébé » du site LLL France.
Peut-être est-ce dû à la nécessité de réponses brèves pour ce guide ?
Pour moi, le seul vrai point noir de cette brochure se trouve dans une toute petite phrase, page 25 « En résumé : laissez votre enfant au sein tant qu’il tète de façon « efficace ». » (c’est-à-dire, en « succions nutritives », comme le précise le livret à la page suivante).
Conseil qui se trouve en opposition claire avec la page 42 : « Mon bébé pleure, que se passe-t-il ? (…) Il a peut-être besoin d’une tétée câlin ».
Et rendra les parents « chèvres » devant cette énigme : que donner à un petit qui a un « besoin de succion (…) très important les premières semaines » mais à qui « il n’est pas conseillé de (…) donner une tétine » ? (p. 27)
La version du livret précédent « Le choix d’allaiter », p. 11, aurait sans doute pu être reprise pour plus de clarté.
Petit regret également à propos du chapitre sur la diversification qui recommande de ne pas la commencer avant 6 mois mais parle, pour de nombreux aliments, dans le tableau qui suit d’un « début de consommation possible » dès 4 mois … Mais là, on va dire que je pinaille !!!
Cela dit, ne boudons pas notre plaisir ! Ce guide est une mine d’informations bien utiles qui commence par une introduction sans aucune des références « classiques » à l’OMS et déclare « Le Programme national de nutrition-santé (PNNS) recommande un allaitement maternel exclusif pendant six mois révolus (l’allaitement peut être poursuivi ensuite, avec des aliments complémentaires, jusqu’à deux ans voire davantage) » et conclut « le lait maternel est un aliment unique, de qualité irremplaçable, et ses caractéristiques ne se retrouvent pas toutes dans les « laits infantiles » du commerce ». Voilà qui est très clair !
De même, la première raison d’allaiter n’est plus médicale mais affective : « Vous établissez un lien privilégié ».
Cette brochure est donc à diffuser largement !
17 oct
L’homme peut il allaiter ?
Il y a déjà eu des cas où des hommes ont réussi à allaiter leur enfant. Ainsi sur Momlogic, un article intitulé « The men who breastfeed » ( le 13/08/2009) relate les cas de ces pères qui ont allaité leur bébé ou bambin.
En ce debut de moi de septembre, la Suède a eu pour le moins une rentrée des plus insolite avec ce jeune père de 26 ans, Ragnar Bengtsson.
Ce dernier, père de famille, et étudiant en économie à l’ Université de Stockholm a décidé de mener à terme une idée qui lui tient apperemment beaucoup à coeur : les hommes devraient pouvoir allaiter et ce notamment pour partager des moments forts et à n stade plus précoce… bref partager une histoire d’allaitement tout comme les mères !
Ainsi, il va durant 3 mois user d’un tire lait comme stimulation mécanique, à intervalles de 3 h tous les jours, afin de préparer ses seins… car il ne veut faire appel à aucun traitement chimique hormonal.
Sigbritt Werner, professeur d’endocrinologie au Karolinska Institutet à Stockholm, a déclaré au journal The Local que cela pourrait être possible pour Bengtsson de fournir «une goutte ou deux » après trois ou quatre mois…
Cette nouvelle n’a pas été au goût des suédois et la polémique a bien eu lieu. Polémique qui du reste permet à une chaine tv8 de faire sa pub qui va réaliser un docu et toutes ses impressions seront sur son blog ‘The Milkman – One Drop at a Time’.
Pou lire l’article dans son intégralité c’est ici : Swedish dad in bid for breast milk (source The Local le 2 Sep 09 17:49 par Paul O’Mahony)
Et vous, etes vous prête à ce que votre compagnon allaite ?


Commentaires récents